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Diane Dal-Pra

Directrice artistique / Illustratrice / Peintre

 

 

 

 

 

Hey Diane, la première question est une carte blanche. Raconte nous trois choses qui vont nous en apprendre un peu plus sur toi ?

Hello le club, trois choses sur moi, je suis une jeune artiste française passionnée par les couleurs (avec une mention spéciale pour les bleus), énamourée de la culture italienne et dont le moteur principal reste le soleil.

 

À seulement 24 ans, tu es une véritable artiste multidisciplinaire, illustration, peinture, graphisme… Quel a été ton parcours ? Ton histoire ?

J’ai choisi très tôt la voie de la création. J’ai obtenu un Baccalauréat Arts Appliqués à Périgueux, la petite ville du sud-ouest où j’ai grandi.

C’est ensuite à Bordeaux, puis Toulouse, que j’ai décidé de poursuivre mon chemin en validant une licence et un diplôme supérieur d’arts appliqués spécialisé dans le design graphique. Arrivée au terme des mes études, j’ai eu besoin de marquer la césure, d’inspirer/expirer et me suis donc installée quelques mois à Berlin.

 

Un endroit à l’atmosphère incroyable, où j’ai eu la chance de collaborer, entre autres, avec le studio de design The Simple Society.

 

Comment arrives-tu à concilier tous ces talents ? Tu dois avoir un planning bien organisé ?

En théorie, les limites entre toutes ces disciplines existent. Dans la pratique, je ne les discerne pas véritablement. La peinture est quelque chose qui grandit avec moi et m’accompagne depuis que je suis en âge de tenir un pinceau. En revanche il m’a fallu apprendre les codes du graphisme, comprendre ces champs d’applications et ses limites.

J’ai toujours veillé à faire cohabiter tout cela, à le laisser s’auto-alimenter, se rencontrer.

Aujourd’hui, c’est le projet qu’on me présente qui justifie la forme finale. Je serais incapable d’abandonner une pratique au profit d’une autre.

 

 

 

 

Qu’est-ce qui te laisse le plus de liberté créative : la peinture, l’illustration ou le graphisme ? Pourquoi ?

Je dirais la peinture. En premier lieu parce qu’il n’y pas véritablement besoin de contexte ou bien d’attentes autour de ça. Peindre, c’est décider de poser ces couleurs là, pour donner vie à cette scène-ci. C’est suffisant en soi. Et c’est… <3

 

Quelle est ta marge de manoeuvre créative en tant que graphiste ? Varie-t-elle selon les projets ? (collaborations, identités globales, projets éditoriaux…)

Il n’existe pas de projet type, et il n’y a pas une rencontre qui donne lieu aux mêmes attentes. Certaines collaborations sont la marque d’une grande confiance et d’une totale liberté dans la réponse, ce qui est super plaisant. D’autres projets peuvent en effet être davantage cadrés, avec une idée plus précise des attentes liées à la forme finale. Dans chacun des cas, l’écoute et l’échange sont au centre du processus. Ils peuvent même, je crois, teinter le projet.

 

Le graphisme est la base même de ton travail. Qu’est-ce qui te plaît dans le fait de créer des identités visuelles pour des marques ?

Ce qui me plaît particulièrement c’est de tenter de cerner le plus précisément possible ce qui fait l’essence de la marque ou de l’entité pour laquelle je travaille. L’idée n’est jamais de dénaturer ou bien d’écraser le contenu par la forme, mais d’être juste dans l’interprétation. Je crois que c’est pour ça que j’aime tant les choses dépouillées, elles laissent de l’espace et beaucoup de liberté au lecteur.

 

Lors de ton dernier stage, tu as dessiné des esquisses de design intérieur pour magasins mais tu t’es aussi occupée, plus récemment, de la direction artistique de la vitrine du lunetier Les Belles Gueules, ça te branche de mettre ton talent de graphiste au service du design d’intérieur ?

C’est vraiment étonnant de penser l’image en terme de volume et d’espace.

Les contraintes et les compétences requises sont complètement différentes. Ce sont des types de projets qui m’intéressent énormément, mais face auxquels, selon l’envergure, il est important de savoir collaborer. Reconnaître les limites de sa profession pour passer le relai à un autre.

La conception de la vitrine de saison du lunetier Les Belles Gueules (avec le fleuriste Bordelais «Herbes Fauves ») à été une très chouette collaboration. Née de l’envie d’imaginer une mise en scène entre peintures, fleurs et feuillages.

 

Maintenant que tu travailles en freelance, la peinture a-t-elle pris une place plus importante ?

Je crois que la peinture a toujours occupé la première place, comme moyen d’expression, parfois même comme exutoire. J’ai toujours dessiné pour parler. Aujourd’hui, elle occupe une place d’autant plus particulière que j’ai décidé d’en faire une identité professionnelle.

 

 

 

 

 

Tu peins beaucoup de femmes aux visages fins et aux traits épurés. Que représentent tes dessins, ces visages de femmes, qui sont elles ?

Il n’y a rien d’original là-dedans, c’est un sujet au coeur des représentations depuis des centaines d’années, mais la figure de la femme reste fascinante à traiter. Ce qui me plait, c’est leur attitude. Celles que je peins me sont inconnues, jusqu’à ce que je m’éternise sur leurs traits.

 

L’acrylique est ton médium de prédilection mais t’arrive-t-il d’utiliser d’autres médiums ? Quels supports utilises-tu le plus souvent ?

J’utilise souvent la peinture à l’huile, l’encre noir, ou la craie… A chaque mood son outil.

 

Comment qualifies-tu ta touche personnelle ?

Mh… pas évident, mais peut-être «suggestive».

 

Parlons inspiration ! Quelle est ta principale source d’inspiration ?

Le cinéma. Les images cinématographiques m’ont toujours beaucoup inspirées, mais aussi les scènes d’intimité, du quotidien, souvent anodines. L’atmosphère d’un repas, la lumière colorée d’une pièce… Les sources d’inspirations peuvent être très diverses.

 

Comment travailles-tu ? As-tu une routine spéciale ou un lieu privilégié quand tu dessines ?

Pas du tout ! Cela dit j’apprécie être au calme mais je me fais violence pour ne pas céder à l’autarcie !

 

La ville de Bordeaux semble te tenir à coeur, qu’est-ce qui t’inspire : l’architecture, la lumière, les gens… ?

J’aime énormément Bordeaux pour des raisons différentes : j’y ai des attaches sentimentales, j’y ai passé des moments hors du temps, bu ses rues du regard, bu ses vins en terrasse… C’est un lieu dont je ne me lasse pas.

 

 

 

 

Est-ce que la ville de Berlin, où tu as fait ton dernier stage en tant qu’illustratrice, t’a influencée d’une manière ou d’une autre dans tes créations ?

Complètement. Comme tout voyage il se passe forcement quelque chose dans le simple acte de partir. Même si on ne peut pas parler d’un dépaysement radical dans le cadre de Berlin, l’hétérogénéité des lieux et des cultures proposés par cette ville ont été une vraie source d’inspiration mais aussi de motivation. J’y ai trouvé ce dont j’avais besoin à ce moment là, une émulation créative très active. J’ai aussi eu la chance de vivre avec différentes personnes pour qui le partage avait de l’importance.

 

Plus récemment tu as exposé trois oeuvres avec le Deli Paris Club pour l’exposition BLOOM. Qu’est-ce qu’elles représentent pour toi ? Quelle histoire as-tu voulu créer avec ce projet ?

Oui, ça a vraiment été une super collaboration. Pour cette exposition, j’ai décidé de fonctionner de manière très spontanée. J’ai donc lu, deux fois, le scénario du court métrage BLOOM sans chercher à trouver davantage de sources autour desquelles m’alimenter. L’idée était de rebondir sur ce que m’évoquait le fond plutôt que la forme.

Assez rapidement je me suis focalisée sur le «après». Que resterait-il de l’été de ces adolescentes ?

Sur mes toiles, on les retrouve adultes en plein exercice du selfie armées d’un téléphone derrière lequel chacune d’elles a préservé un polaroid de ces moments passés. C’était une façon pour moi de prolonger le questionnement du réalisateur sur un autre support, autour de la construction d’identité d’une femme aujourd’hui, à travers son image mais aussi ses souvenirs. J’aimais l’idée de créer de l’anachronisme en confrontant  un médium aussi ancien que la peinture, dans une technique de représentation très classique à la pratique du selfie. Deux outils du portrait aux antipodes l’un de l’autre, fusionnés.

 

De manière plus générale, rencontres-tu des difficultés à être jeune, femme et artiste ?

Jusqu’à présent, j’ai la chance de ne jamais avoir eu de mauvaise expérience dû au fait d’être jeune ou femme dans ce milieu. J’ai la sensation qu’il existe assez largement un certain respect et intérêt autour du travail et du temps que celui-ci demande.

 

 

 

 

Enfin, quels sont tes projets pour l’avenir ? Sur quoi travailles-tu en ce moment ?

Continuer de produire, de questionner, de faire évoluer ma pratique autour de nouvelles collaborations et de nouvelles rencontres.

Tout comme pour le projet avec le studio New Yorkais «Weshouldoitall» ou plus récemment l’atelier Belge NNstudio, ne pas fermer les possibles aux frontières et profiter du fait qu’aujourd’hui la distance ne limite pas la création.

Je travaille, en ce moment, sur de nouveaux projets super stimulants, autour de l’objet et du packaging notamment, dont j’ai hâte de pouvoir parler prochainement… Stay tuned !

 

Diane Dal-Pra pour Deli Paris Club – WEBSITE  INSTAGRAM

 

Crédit Photo: Marc Thomas – WEBSITE – INSTAGRAM

 

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